9/14/2012

3 days in Buenos Aires


Après mon transit paraguayen et une longue nuit de bus, me voici presque frais et dispo pour explorer Buenos Aires pendant 3 jours. Pour une fois, j'avais prévu le coup à temps et devait enfin essayer le couch surfing côté squatteur.
En attendant de ses nouvelles pour me poser, me voici donc en train de faire le centre ville, tout en cherchant le WiFi ouvert au cas où (McDo est alors bien utile).
Petit tour sur l'avenue la plus large du monde (16 voies) avec une dédicace cubanesque à Evita

Le centre ville est pas hyper sexy, semblable à  nos rues européennes, mais en moins bien entretenu. Après avoir erré dans les principales rues commerçantes, me voici à la place de Mai, avec le palais présidentiel de la Casa Rosada. Le jeudi, il s'y est déroulé pas moins de 4 manifs : mères de la Place de Mai, des soldats à propos des Malouines, des employés d'une banque locale et une énorme manifestation contre la corruption et la violence (thèmes fédérateurs s'il en est...)

Sans nouvelles de mon hébergeuse, je pars vers le plus chic quartier de Palermo, qui mêle maisons coloniales et blocs de bétons, cafés/restaurants et boutiques à la mode.
L'occasion de se faire un bon resto, avec vin argentin et grosse pièce de viande (la photo est un peu sombre, non ce n'est pas un étron).
Le lendemain, shopping à Palermo en visitant le quartier (en rose, ce que j'appelle des blocs de béton) 
puis ballade au cimetière de la Recoleta, le Père Lachaise local, ainsi qu'un petit tour au terrain de polo local. L'occasion de croiser quelques dogsitters bien encombrés !
Le soir, j'échoue du côté de San Telmo, le quartier antiquaires/bobo/touristique, qui n'a rien d'exceptionnel je trouve. Encore un point de vue européen trop blasé, mais bon... 
On y danse le tango sur la petite place. Mais aussi dans les artères commerçantes du centre ville comme sur ma photo !

 Dernier jour : quartier (pauvre) de la Boca et son Caminito (trop) court, 
(très) touristique et évidemment (très) coloré...
 ainsi que Puerto Madero, les docks attenant au centre ville et récemment rénovés, dans l'esprit des Docks de Londres (architecture & restaurants chers). Un coin très sympa au coucher de soleil, et aussi pour respirer les "bons airs", enfin...



9/11/2012

12h de Paraguay

Je ne peux pas dire "j'ai fait" le Paraguay vu le temps où j'y suis resté... Mais j'ai tout de même casé un site Unesco, 5h de route et une ville, Ciudad del Este. Vu qu'il n'y a rien de très marquant dans ce pays (le Chaco, la capitale et ses alentours coloniaux, barrages), c'est déjà une bonne partie de faite !
Ciudad del Este : tout tourne autour du commerce, électronique et chinoiseries (vêtements, bazar...) dont viennent se gaver les Brésiliens.
C'est moche, sale et peuplé, mais c'est une expérience !
Passage de la frontière, croisement de 2 fleuves

La suite du voyage montre clairement qu'on descend de niveau économique : un bus à l'odeur de chien mouillé (dédicace aux passagers automobiles demeul), alternant avec les brochettes proposées par les vendeurs ambulants. Ils sont présents à chaque arrêt, montent tous à bord. Assez relou au final.
Autre indice subtil de développement d'un pays : quand le car ne s'arrête pas  uniquement là où il est prévu qu'il s'arrête. Ça n'a l'air de rien, mais ça ralentit énormément les liaisons (+4h pour 200km sur une route ok, plate et droite).












Les paysages traversés étaient agricoles, semblables à Normandie : très propres, avec des machines agricoles, gentiment vallonnés, vert jaune rouge et avec des parcelles de forêt locale (plus wild que par chez nous du coup).



De temps en temps, des maisons en carton sur le bord de route : la pauvreté est bien là, et j'imagine que le paysage d'agriculture mecanisée est propriété de latifundios.
Au milieu de tout ça, une ville avec Sie Sind Wilkommen écrit en grand à l'entrée et surtout des "réductions" jésuites, villages fondés par les jésuites pour "civiliser" les indiens Guaranis. Ça a très bien marché jusqu'à ce que les Espagnols cèdent aux Portugais ce coin de terre. Cf le film Mission ou Wikipedia pour plus d'infos.
Il reste quelques ruines sur un site calme et déserté... J'étais absolument seul !
Ah, et il pleuvait aussi... Mais ça ils n'y peuvent rien !


9/08/2012

Sampa : Zempa trop

Bon... Sao Paulo... la ville apriori la moins touristique du Brésil : pas la mer, pas de batiments coloniaux, traffic, accumulation de buildings moches et une 20aine de millions de pékins dont certains faisant leur shopping en hélico.
 Ca ne donne pas trop envie, même si le guide que j'ai (pro Sao et anti Rio) affirme que si Rio est belle vue de loin et moche de près, Sao Paulo est moche de loin et géniale de près (il n'ira pas jusqu'à dire que c'est beau, faut pas déconner).

Si je suis parti là bas, c'est aussi dans l'espoir d'arriver à bosser sur l'écriture de mon projet sérieusement, après un mois à courir le Brésil (pour faire des essais de caméra, rien de plus :). Moins de tentations d'escapades, mais aussi un point de chute qui permet de se sentir un peu chez soi, chez le frère de ma belle soeur, prof & chercheur en maths à l'Université de Sao Paulo (coucou Henri).

Après un premier jour désastreux pour me reposer (froid, un peu de pluie, forêt de buildings), une deuxième journée bof (centre ville sale et d'intérêt touristique très relatif, mais soleil et quelques paysages urbains notables - graffiti ou Le Corbusier) et une 3ème assez paisible (parc Ibirapuera et ses quelques musées+vrai travail), ce sont finalement les soirées qui sauvent Sao Paulo.
De mon ressenti, le paysage urbain ici est soit ces fameux buildings un peu dégueus, parfois en décrépitude, toujours taggés à la locale (pixaçao), soit des blocs de béton propres et bien alignés avec parking devant, comme on voit beaucoup aux US ou au Mexique, dans les quartiers chics. Avec quelques arbres et des boutiques, ça devient Cidade Jardim. Mouais.
Heureusement, il reste 2-3 quartiers dans ce que j'ai vu qui garde un taux respectable de maisons (coloniales ou design), saupoudrés d'immeubles et de cafés (Pinheiros, Vila Madalena). Déjà plus vivable pour mes critères...
la gangrène (ou l'art?) de la pixaçao





 Immeuble Copan de Le Corbusier
San Paolo  en plein effort de verdure
Parc Ibirapuera, théâtre by Le Corbusier (feat. Cou)

Paulista, la grande avenue NY style

9/02/2012

Les Chutes d'Iguaçu

Si j'ai succombé (encore une fois) au démon du voyage, c'est principalement car je ne pouvais pas passer à côté d'Iguaçu... et de là faire un petit tour Paraguay/Argentine/Uruguay...

Voici donc quelques vidéos du coin (uniquement côté argentin). Je n'avais qu'un jour à y consacrer et il ne faisait pas vraiment beau... 
Sur la carten il y a donc l'ile San Martin au milieu, qui coupe la gorge du diable en haut à gauche et la grande série de chutes en haut à droite. Cette série apparaît 2 x dans mes vidéos, une fois depuis l'île, une fois depuis le sentier jaune.
Il me manque donc la vue globale du côté brésilien, ce qui empêche de se sentir totalement emporté par le paysage. Cela dit, les différentes sections prises individuellement sont tout de même impressionnantes !
La Gorge du Diable (et au fond le côté brésilien)

la série de chutes depuis l'île San Martin
la série des chutes vue depuis le sentier jaune

Rio de Janvier, Bernard Lavilliers...

Les nuages ayant daigné nous laisser tranquille, nous sommes enfin parti à l'assaut des plages, avec quelques fêtes et matchs de foot pour compléter la carte postale.

Corps bronzés, corps refaits, exercices physiques et sports de plage : la panoplie du Carioca en mode "endless summer" était là : Copacabana en croissant, Arpoador la surfeuse avec une pointe de rochers idéale pour le coucher de soleil et les rectilignes et soi-disant chics Ipanema et Leblon. De notre expérience, les corps n'étaient pas plus riches, ce sont plutôt les boutiques dans les rues adjacentes et le prix de l'immobilier qui changent...





Nous avions une impression de sécurité totale et tout le monde confirme que Rio s'améliore beaucoup. Il faut certes rester sur ces gardes, mais on ne soupçonnerait pas ce risque avec notre vécu. Par ailleurs, nous avons fait le choix de changer d'hostel, en passant de Sta Teresa à Ipanema : d'un coin tranquille avec vue, on est passé à l'usine américaine 2x plus chère. Ca ne vaut pas vraiment le coup donc !

Une fois le bronzage effectué, petit tour au Corco pour Damien donc...







et virée à Urca, quartier situé en contrebas du Pão de Azucar. C'est entre le Centre/Flamengo/Botafogo et les plages, et en même temps très calme. Un vrai petit village avec de belles maisons, des plages et une vue sur Rio... Nice !



Rio, c'est aussi la fête, et pas que pendant le Carnaval.

Soirée Forro le mardi dans le Centre, match de foot au Stadio Olympico (le Maracana est fermé pour travaux)


et soirées à Lapa, juste en dessous de notre hostel.

Lapa, un quartier qui craignait totalement il y a quelques années et qui devient désormais le centre de la vie nocture alternative à Rio. Tous les vendredis, les rues sont bloquées et la foule envahit le quartier, alternant entre bars et concerts live pour danser samba, forro ou pagode.. Attention aux travestis toutefois, qui peuvent devenir un peu trop entreprenants en fin de nuit...

8/29/2012

Rio sans Rio

Nous voici à Rio, avec enfin un peu de temps pour en profiter.
Damien n'a pas oublié de monter là-haut, au Corcovado... même s'il a fallut pour cela attendre quelques jorus, pour que le temps se dégage un peu.
Et oui, on est en hiver ici, et il peut faire nuageux et à peine 20°... dur...

Pas de point de vue touristique, personne sur les plages (ce qui, avouons-le tout de suite, leur enlève beaucoup d'intérêt) : nous voici donc parti découvrir le reste de Rio, qui n'est pas non plus sans intérêt !

Le centre ville mêlant anciennes maisons coloniales (le Rio pré-buildings devait être magnifique) et gratte-ciels (+1 cathédrale de béton style pyramide Maya) dans des rues animées, Santa Teresa, quartier en voie de boboïsation où nous résidions, juché sur une colline, Nitéroi, la ville de l'autre côté de la baie de Guanabara et ses œuvres de Niemeyer ou encore le Jardin Botanique visité sous la pluie.

Mais rassurez-vous, le prochain épisode sera plus "carte postale"....









8/28/2012

Dilemne Nature Culture

Après quelques jours de retour à la nature, une interrogation revient à l'esprit : pourrais-je faire ma vie dans un environnement naturel, beau mais isolé ?
Quand je suis dans ce genre d'endroits, je sens une certaine vérité : plaisir d´être dans la nature, sentiment de vivre comme on est censé vivre au plus profond de nous. Un peu comme aux scouts ou en voilier et qu'on se rapproche du rythme de la nature. J'ai alors l'impression que seuls ces endroits sont capables d'apporter la sérénité et un bonheur un temps soit peu durable, pour peu qu'on ose faire le pari d'y rester quelque temps.
On y croise d'ailleurs des gens qu'on imagine heureux.... bergers, pêcheurs, guides nature, au look de vieux sage ou de jeune idéaliste.
Bon en même temps, je leur ai pas trop demandé mais ils ne resteraient pas sinon,  j'imagine...
En face, j'ai mes "besoins" : avoir toujours de la nouveauté, satisfaire mes envies de découverte, d´innovations, de cultures... : il me faut toujours connaître et vivre un maximum de choses, rencontrer le plus de gens possible, tant le monde nous offre de différences et connaissances à acquérir. Dans ce mode culturaholic, pas de temps à perdre pour parcourir le monde et les productions humaines. Et avec mes passions de geek, nouvelles technologies et innovation, il y a toujours du nouveau ! Il faudrait alors renoncer à tout un univers pour lequel j'ai fait des études et où j'ai un certain capital me permettant d'y vivre bien. Mais aussi arriver à jouir pleinement d'une situation au lieu de sans cesse planifier des nouveaux projets, de nouvelles découvertes.. pas gagné ! Il y a peut être un juste milieu, un endroit isolé mais pas trop (merci Internet sans fil) ou une manière de travailler qui permettent une alternance entre ces 2 mondes plus fréquente que dans la norme... Ou encore faire le pari d'une période longue, quelques années, en se donnant tous les moyens nécessaires pour revenir... Mais peux-t-on seulement revenir ou vouloir revenir ? Si la réponse était simple et ces moyens simples à définir et à acquérir, la décision serait facile à prendre... Et on y perdrait le vertige du risque et de l'aventure.
Voila, c´était la minute réflexion depuis la savane marécageuse du Pantanal, complétée par quelques heures de bus et quelques embruns bahianais...