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7/01/2014

Brasilia, ville à vivre

Vue depuis la tour TV située sur l'axe principal, avec les Parlements (Place des 3 pouvoirs) tout au fond et les "ailes" de l'avion qui passent au milieu.
Vue d'avion, avec le terre plein central (bordé des ministères) et on devine en haut à droite l'axe nord, une des ailes de l'avion. On voit aussi que les lagunes entourant le centre planifié de la ville sont énormes, à même de limiter les effets de la sécheresse du climat.

Ci dessous, le plan d'origine avec les lacs mentionnés


Une collection de façades d'immeubles

Le pont JK, récemment inauguré, au (beau) coucher de soleil

Les classiques :
Cathédrale

Sanctuaire Dom Bosco
Musée 
Parlements

Les rues sont (très) larges !

J'étais logé dans Lagoa Norte, un des quartiers résidentiels hors centre ville plannifié : 20min du centre, grand lac à proximité, quartier résidentiel de maisons toutes différentes, équipements à proximité : vraiment pas mal à vivre avec famille, mais évidemment avec voiture...

6/28/2014

Bumba Meu Boi chez le Roi Louis


La vieille ville de São Luis

Le Maranhão à un autre atout que son désert : la ville de São Luis, fondée par des Français en l'honneur du XIIIème.

Cela dit, le sceau Unesco ne garantit pas tout, la vieille ville reste en grande partir en ruines. Il faudra encore 10 ans pour que ça soit rénové et boboïser, à l'image de ce qui se passe au Pelourinho à Salvador.

J'y suis passé à la toute fin d'une fête locale aussi importante que le Carnaval, le Bumba Meu Boi. En gros, des groupes racontent dans les rues, en chants et danses, la légende d'un couple. La femme enceinte voulait la langue du bœuf le plus beau du coin. Son homme finit par tuer le taureau. Une enquête est menée par plein de personnages de la société et au final.... Le taureau ressuscite !

Vs

Après l'effort, le réconfort

Il y a malgré tout peu de monde dans les rues, étant donné qu'il y a autant de danseurs que de spectateurs ! Le lendemain, la tenancière de mon auberge me recommande de ne pas me ballader autour car les rues sont vides...

Restes de fête, chiens ou humains étendus à même le trottoir, maisons décrépies même sur la place où se situe le gouvernement de l'Etat : le patrimoine mondial fait encore la gueule...
 

Et ce ne sont pas les éboueurs qui vont faire s'en aller l'odeur de pisse généralisée.

Pour échapper à ça et prendre l'air frais, direction les plages. Celles-ci sont plutôt sympa, mais bordées d'immeubles de luxes collés à la plage et d'une esthétique très moyenne.
Lost in translation


6/27/2014

Dans de beaux draps (du Maranhão)


Ce second voyage au Brésil, au delà du foot, c'était surtout l'occasion de compléter mes visites. L'un des lieux clés que je voulais visiter : les Lençois Maranhenses, désert de dunes et de lagunes. Le soleil sur le sable donne l'impression de draps ondoyants, d'où Lençois (= draps). 


Passer de Rio à l'état de Maranhão, c'est avant tout changer de niveau économique : executive lunch à 12 reals (plutôt 40 à Rio), maisons faites main avec grillage de bois comblé par de la terre, mendiant cul-de-jatte se traînant dans le car avant le départ (comment est-il monté?), mais l'agriculture et le tourisme qui se développe doucement ont tout de même apporté bitume, électricité et (parfois) réseau mobile.

Je me pose à la Pousada Paraiso do Caju, un peu excentrée mais avec un proprio qui fait aussi guide "alternatif", comprendre pas type agence par 20 en grosse 4x4. Bon, malheureusement il héberge aussi 3 japonais qui ont gardé le rythme japonais, avec douche longue à 2h du mat'...

Il me propose un combo parfait pour mon maigre budget temps : remontée du rio Preguiças par bateau public, déjeuner à Atins, marche sunset vers Cando do Atins puis marche nocturne vers Ponto do Mangue. Le lendemain, on rejoindra le sud du parc où passent les dites agences pour voir les lagunes listées, histoire de se faire ramener en voiture.

L'organisation était à la cool (variations de timing de plusieurs heures), mais on a bien tout fait malgré tout !




La rue principale d'Atins




La banlieue... Atins est en pleine expansion !


Les premiers pas sablés

La marche nocturne était assez sympa mais sans lune, pas trop de paysage. Arrivée assez étrange dans le village dépourvu d'électricité. Nuit au hamac "1000 étoiles", réveillé par le coq à 3h30 et café da manha de bonne heure, avant de voire le proprio marquer 2 vaches avant de s'en aller en ville tel un cow boy endimanché.


Le désert n'est jamais vraiment qu'un désert... Voici donc quelques alternatives aux dunes et lagunes :


Et un peu de ce pour quoi c'est connu :


Entre figuier partant à l'assaut des dunes , sables mouvants et gaviotas qui font semblant de charger pour nous éloigner de leurs œufs, la route n'est pas de tout repos. Le sable est quand même plus dur que sur une plage, c'est donc faisable, surtout avec des pauses lagunaires !


Pratique : 
- bateau public 25/35R$ 1h10 (sans arrêt)
- 150R$ pr guide seul, 100 si 2 pax, 75 si 3, par jour, avec 3h de marche par jour, avec Patricio
- Retour 50R$ (pas donné car excursion complète à 60!)

1/08/2013

Aventures senegalo-orientales

Pour noyer mon dépit d'un nième décalage du projet Unicef/Orange, me voici décidé à explorer la partie la plus éloignée du Sénégal en mode pressé. Destination, Kedougou, le pays Bassari et le parc Niokolo Koba. 2 lieux UNESCO prometteurs.
un bar à Kedougou
la cathédrale de Kédougou
12h de route entre Dakar et Kedougou, arrivée le soir frais comme un gardon. Petite soirée dans cette ville proche de mines d'or et de la frontière guinéenne, lieu bien famé donc...















Le lendemain, location d'un vélo pour partir à la découverte du pays Bassari. Cette zone légèrement montagneuse abrite des villages perchés des ethnies Bassari et Bédik, tandis que les Peuls sont restés en contrebas.



Cela donne des villages très mignons avec de belles vues sur la plaine, avec un artisanat spécifique et une culture pas forcément facile à connaitre (notamment leurs masques, il faut être là pendant les fêtes).



Le soir, je repars vers le Nord en direction d'un campement en bordure du Parc du Niokolo Koba.



Journée de repos avec canoé en solo sur le fleuve Gambie où je rencontre des hippos et ballade le soir vers le village.

Le lendemain, je me joins à un groupe de Brésiliens pour partager les frais de la ballade dans le parc, qui dure toute la journée. Croco, phaco, hippos, singes verts, rouges, babouins et différentes sortes de gazelles. Pas de lion, mais c'est très rare et pas forcément dans le parc. Paysage un peu martien car beaucoup de brulis effectués et ensemble très sec.


Melle Phacochère



Pensées...



J'avais ensuite pour ambition de rejoindre Kolda dans la soirée, via Tambacounda de nouveau. Fol espoir car déjà, difficulté de rallier Tamba. Heureusement, un camion malien finit par m'embarquer. A Tamba, on me vend bien un billet pour Kolda à 8h du soir. Mais j'apprends ensuite que la route est  barrée en amont deKolda jusqu'au lever du jour par la gendarmerie. Ce qui me conduirait à passer la nuit dans le 7 places, perspective peu réjouissante après une telle journée... Du coup, négociations etc... et direction hôtel chelou mais prix raisonnable. Accolé à une boite de nuit, on me dit à 22h que la chambre est dispo "dans une heure" et une belle lumière rouge dans la chambre permet de mettre un certain type d'ambiance....
Réveillé à 4h du mat par un train qui passe juste à côté, puis 5h par le muezzin, puis 6h re-muezzin... encore 4h30 de route et me voici de retour pour la 3eme et dernière fois à Kolda !