10/14/2012

Ballade en Gorée, en images

Le port

Place du village
Les rues ensablées

au sommet, des canons et 1 monument étrange

Et une vue sur tout l'île !


Chasing François ou Gorée, île circéenne

Hier, j'ai décidé d'embarquer pour l'île de Gorée.
Chance ou pas, François aussi...
Sur ma route, des traces de sa présence, comme pour être sûr de ne pas le rater...
L'Assemblée Nationale
Merci les gars !
J'embarque donc normalement pour cette île, classique touristique de Dakar : petite île chargée d'histoire (point de départ d'esclaves) et village joli et très tranquille...
L'arrivée vers l'île aux Esclaves...

Le Port de Gorée

Après avoir fait le tour de l'île ou presque (une rue était déjà bloquée), nous voici tous autour de l'embarcadère, attendant les messies. Tambours, bières, "objets d'art", discussions, tout est bon pour faire passer le temps.

Voici donc Monsieur Normal, Mme Twitter et le président sénégalais, ainsi que la foule habituelle de journaleux, crânes d'oeuf stratégiques et femmes de com' hyper affairées. Pour faire couleur locale, quelques militaires harnachés, des boubous par dizaines, dont certaines avec des airs de fées avec leurs couvre-têtes coniques.



Vous me direz alors : et pourquoi Gorée, île circéenne ?

Outre le sentiment d'être transformé en bétail (bon, c'était des cochons en Méditerrannée...) lorsqu'il y a foule, la baguette magique de la sécurité nous a de plus parquer pendant au moins 2 h dans un périmètre restreint. Le triangle plage/place principale/rue empruntée par vous-savez-qui était assez frustrant, bloquant 90% de l'île pour rien et surtout nous empêchant de rentrer avant que Messieurs voulussent bien dégager. Une fois partis, la foule s'est ruée sur l'embarcadère afin de ne pas rater la "chaloupe", forçant les militaires à sortir les muscles pour régulariser le flux.

Tout est bien qui fini bien, mais la prochaine fois, j'éviterais peut être de caler mon agenda sur celui de M. Normal, car avec lui, les choses ne le sont pas tout à fait !

Amadou's place and around

Après quelques jours à Dakar, toujours pas de piqûres de moustique ni de tourista... Merci à Amadou pour m'accueillir aussi bien, dans la clim et la nourriture locale ET saine :)
Je suis entre tourisme (île de Gorée, centre ville, match Sénégal/Côte d'Ivoire), réflexion sur mes sujets (rencontre bloggeur, échanges avec des Sénégalais) et travail avec Orange, qui n'avance pas assez vite à mon goût, mais il y a beaucoup de monde à voir en peu de temps !
Vue de Dakar depuis l'île de Gorée 
Contraste 
Entre Point E et Fann 
Taxi dakarois en centre ville

Moutons prêts à être vendus pour la Tabaski, fête musulmane du mouton
Le salon / salle à manger, où je passe pas mal de temps !
Autre salon, avec le fiston Naby en train de manger
La Corniche de Dakar

Bus Ndiaye VS Mini bus

10/10/2012

Des Technos et des Hommes, c'est parti

je suis donc bien arrivé au Sénégal chez mon ami Amadou. La transition est bien tranquille car avec Internet, clim et les nounous, je suis comme un coq en pâte !

Il fait assez chaud et humide, même tard la nuit, ça promet pour la suite, quand je n'aurais pas tout ce confort.

En attendant, j'ai choisi de faire un blog dédié pour le projet, avec une approche plus professionelle.
Pas question d'y développer toutes mes galères et joies touristiques, mais plus de parler des contacts rencontrés, des extraits de vidéos etc...


Voici les différents supports : tumblrfacebook ou twitter
Tous ces services sont interconnectés et se font donc écho, mais Tumblr sera la source !


9/25/2012

Morceaux de quotidien brésilien...

Ma version du quotidien des Brésiliens, ce qui m'amuse, ce qui est différent... tout ceci étant très subjectif !

En ce moment, c'est campagne électorale... ce qui veut dire que l'espace auditif, visuel et televisuel est encombré de politique. Encombré, le mot est faible. Les Brésiliens, qui ont l'obligation d'aller voter, doivent en effet subir sur toutes les radios et chaînes TV à heure fixe une litanie de mise en avant personnelles qui effleurent à peine les programmes. Ils préfèrent vendre comme vereador (conseiller qui élit ensuite le Prefeito, équivalent du maire - si j'ai bien compris) le fait qu'il soit médecin, ancien footballeur (qui vient faire le tapin à l'entrée du stade) ou même coiffeur. Avec des affiches très suggestives, les ciseaux étant signe qu'avec lui, ça déconne pas !
Petit bonus, chaque candidat paye un artiste pour composer une chanson plus ou moins réussie et répétée à cors et à cris par tous les moyens (camions, vélos, voitures) dans les villes. Une bande son parfois amusante, surement relou pour les habitants. ça dure près de 2 mois et ça donne pas envie de démocratie !



Pour manger, le classique Pao de Queijo (bouchée au fromage) fait toujours plaisir, combiné à un des très nombreux et très bons jus de fruits (je conseille Ananas Menthe, so fresh) ou de l'açai, sorte de granite un peu plus consistant fait du fruit éponyme venant de l'Amazonie. Anti-tout et énergétique, calorique donc !
Côté bouffe un peu sale, il n'y a pas que le hamburger... Poulet avec de la purée et pané (coxhina), ou saucisse et catupiry (cream cheese local).

Mais pour se faire plaisir, de la très bonne viande en buffet illimité et buffet au kilo : un choix très large de plats, plus ou moins fins (sushis mouais..) avec un prix unique au kilo. Mais pas de pain (encore moins de baguette of course). La plupart des bars et restaurants vous donnent une fiche, remplie au fur et à mesure par les serveurs. A la fin, vous passez à la caisse avec pour récupérer votre bon de sortie. Et ça casque si vous l'avez perdu...

Niveau transports, le bus est roi, en ville ou en intercitadin ! Avec un système de validation original pour l'urbain : le chauffeur est associé à un "cobrador", juché au milieu du bus sur son fauteuil et qui fait payer/vérifie les validations. Il bloque le bus grâce à un tourniquet bien chiant à franchir avec un gros sac à dos... mais cet emploi supplémentaire est bien efficace pour pas perdre trop de temps et surtout pour nous indiquer les arrêts recherchés !


Niveau télécoms, c'est pas mal du tout... la 3G+ vient d'être lancée et le WiFi est vraiment partout, même si protégé la plupart du temps. Enfin, en cherchant un peu, on trouve du gratos en ville ou en se payant un café, ce qui est fort appréciable à l'étranger ! Par ailleurs, j'ai trouvé que le nombre de Brésiliens bien équipés étaient relativement nombreux : un garde avait un Samsung Note par exemple.

Pour s'occuper à part le football (où il n'y a curieusement pas grand monde au stade en dehors des derbys), il y a l'alcool ou l’Église, évangélique de préférence. Elles sont très nombreuses et très bruyantes, ce que j'ai pu largement expérimenter. Dans les meilleures, l’Église "Boule de Neige" à Itacaré, avec un rock chrétien (mal) chanté sous nos fenêtres... Un nom curieux sur un bord de mer tropical... peut être attendent-ils autant la neige que le Christ, avec autant de chances qu'il arrive...
Autre grand moment, auquel j'ai assisté depuis la terrasse de mon hostel à Rio : un rassemblement nocturne sous les Arcs de Lapa, avec des témoignages grandiloquents et hurlements de foule se succédant 2 heures durant. En toile de fond, le Centro de Rio et sa cathédrale (catholique) en forme de temple maya et aux couleurs changeantes comme en discothèque. Ah, et il y avait un orage, tout comme Itacaré (coïncidence?)

Enfin, au niveau logement, je n'ai pas eu la possibilité d'aller faire un tour dans les favelas, n'étant pas très à l'aise avec le concept de "favela tour" et étant conscient que y aller tout seul, c'était vraiment chercher les ennuis... Mais dans les immeubles des riches, la sécurité est assez hallucinante : toujours une double porte avec gardien, et chaque fait et geste doit être annoncé, enregistré et contrôlé. Pesant.
Dans l'immeuble d'Henri à Sao Paulo, ils annonçaient également le changement de toutes les caméras de surveillance, pour changer les positions comme recommandées par telle circulaire.

Je termine par une bonne note : tous les Brésiliens rencontrés ont toujours été de très bonne volonté pour aider, chaque échange se terminant invariablement par un pouce levé, que le sujet ait 5, 20, 40 ou 70 ans ! Et un sourire, évidemment !


Les commentaires sont ouverts pour ajouter des moments de quotidien brésilien ou faire des remarques !

9/24/2012

Une image par pays...

Bien rentré dans ma douce (mais froide) Normandie... pour 15 jours qui me permettront de souffler et de finaliser ma préparation avant le grand saut vers l'Afrique de l'Ouest, et principalement le Sénégal.

Ces aventures seront plutôt traitées sur http://destechnosetdeshommes.tumblr.com/, le blog (vide pour l'instant), du making of du documentaire.
Je mettrais quelques trucs ici quand même, mais plutôt le côté voyages/tourisme (si je suis sage, il n'y en aura pas trop !)

En attendant aussi le post sur Iguaçu, voici ce que retient de chaque pays :

Brésil : le plus dur car pays très varié et immense, où je suis resté le plus longtemps... Je dirais la navigation en canoé au petit matin dans les boucles de rivières au Pantanal. Mais Rio est extraordinaire !
Paraguay : derrière l'Église dans la mission jésuite, grand calme pastoral avec ruines parlantes
Argentine : limité à Buenos Aires, ce serait les rues shopping & cafés du barrio Palermo
Uruguay : le front de mer étonnamment paisible de Colonia

9/15/2012

Faire passer sa gueule de bois en Uruguay...

Après une dernière soirée porteña bien arrosée en compagnie de Hollie & Emma, rencontrées sur la route (à Iguaçu), je me suis éclipsé de bon matin, direction l'Uruguay.
Petite "croisière" en bateau rapide, pour relier Buenos Aires à Colonia del Sacramento en 1h, en partant dans un coin un peu louche, coincé entre le port et sous une autoroute, dans le quartier de la Boca.

L'Uruguay, 60ème Etat dans lequel je mets le pied (60 en 30 ans, j'aurai fini à 90 ans:) n'a pas grand chose non plus à offrir au voyageur... Colonia, Montevideo, Punta del Este, de la campagne à vaches et un patrimoine culturel copié collé de l'Argentine (où l'inverse, vu que selon des Uruguayens, ce sont eux qui ont inventé le tango, boivent plus de maté et ont les meilleures viandes..).

Je commence donc par une ballade dans ce bled semi-colonial et accessoirement patrimoine UNESCO qu'est Colonia del Sacramento.Le cœur du sujet n'est constitué que de quelques cuadras de bâtiments d'époque reconstitué, ce qui est bien assez pour ma condition physique...

Cette ancienne place forte autrefois très disputée entre Portugais et Espagnols est propre, calme, modeste, sans point saillant. À l'image du pays en fait... Sieste au bord de l'eau, soleil et bruits d'oiseaux dans ce point apriori le plus touristique du pays.

Le transfert vers Montevideo me permet tout juste de croiser un village aux blasons germaniques et des champs, des champs... La vieille ville de la capitale ne parviendra pas à modifier cette impression : totalement vide un vendredi soir, quelques bars avec un peu d'activité, trouvés à force de tourner dans le secteur... Wouhou... (Bon apriori, l'action nocture est plutôt dans un quartier chic au bord de la mer..)

Le lendemain, location de vélo pour faire la Rambla le long de la côte, jusqu'à la pointe de Trouville (eh oui)... ouais... ville sans grand intérêt, disparate, aux constructions un peu décaties et très hétérogènes. Il est temps de prendre l'avion pour Sao Paulo pour se remettre au travail !
Centre Ville

La Rambla
De la viande à foison !